La bisexualité existe. Ensemble, défendons-la !

Bi’Cause News n° 5 – hiver 1998 printemps 1999

Sommaire :

Articles :

  • Editorial
  • Bi’llets d’humeur
    • L’ouverture à double entrée (par Adriana Peristani)
    • PACS la menace… (par Babeth)
  • On y était… Collectif « Jeunes et homosexualité » (par Gilles « 2 »)
  • Interview José, barman du ‘Transfert’ (propos recueillis par Sébastien)
  • Fonds bicausien
    • Une hypothèse parmi d’autres (par Clô)
    • Que sont devenues les amours primitives’ (par Clô)
  • Z’art bi Lecture: Au-delà du personnel (par Clô)

 

Témoignages :

  • Parfum secret (Rachel)
  • Ma bi-affectivité-sexualité expliquée à mes enfants (Rachel)


 

Editorial – Par Catherine Deschamps

Depuis trop de mois, la lettre de Bi’Cause avait disparu des « kiosques ». Et nous manquions d’énergie, d’enthousiasmes nouveaux ; et vous manquiez de mots qui parlent de vous, de nous.

Mais, ô joie, nous sommes sortis enfin d’une torpeur qui n’avait que trop duré : de la chair fraîche est venue titiller notre fierté et réveiller nos plaisirs. Il faut un vecteur de communication et d’expression pour les bisexuels de tout poil, ceux de toujours ou ceux qui passent, ceux qui s’attachent ou ceux qui partent, ceux qui « se disent » sans faire ou ceux qui font sans se dire, ceux qui cumulent.

Nous, bisexuels, sommes les meilleurs dépositaires des paroles nous concernant. Nous n’avons pas à nous faire déposséder par les autres des discours sur nous. Alors voilà : le petit cadet arrive, Bi’Cause News sera son nom.

Il sera ce que les gens qui l’écrivent en feront, sculpture éphémère et capricieuse de vos volontés et de vos passions. L’identité et l’écriture bisexuelles ne sont pas unes et indivisibles: la diversité et le mouvement sont les piliers de notre culture.

Bi’Cause News est une tribune offerte à toutes celles et tous ceux qui à un moment donné sont concernés ou chamboulés par la bisexualité : à chacun de picorer et de se reconnaître parfois, à chacun de se donner à voir et à entendre.

Vos articles, vos colères, vos émotions, vos réactions sont attendus. Nous ne voulons pas d’un forum faussement consensuel’

M’enfin quand même : proposez, nous disposerons!

 


Bi’llets d’humeur – L’ouverture à double entrée – Par Adriana Peristani

Bi’Cause a tout à gagner à se donner à voir et à aller voir, dehors, là, à côté.

Déjà pour ne pas s’encroûter, pour ne pas se figer, ne pas se pétrifier sur l’îlot confortable et ronronnant d’un chez nous sans contradiction. Il faut se frotter à ailleurs pour nous faire mieux connaître et pour mieux connaître ces « autres » si proches. Il faut se mélanger parce que notre lutte et nos colères ne sont pas toujours des monopoles bisexuels : la solidarité, fut-elle ponctuelle et stratégique, est une nécessité entre les associations politico-cul, une évidence à cultiver, un pied de nez à ceux qui seraient trop heureux de nous voir divisés.

L’ouverture, la curiosité, la solidarité, c’est ce que nous tentons de mettre en œuvre depuis quelques temps à Bi’Cause, en retard d’un wagon peut-être, mais il nous fallait le temps de nous apprendre et nous consolider un peu.

Nous visitons le plus possible d’associations gays et lesbiennes en province, nous invitons à nos débats, nous participons à des collectifs, nous manifestons avec d’autres en soutien (critique) au PACS. Et nous nous nourrissons mutuellement d’expériences forcément enrichissantes.

Parce que la pride appartient à toutes les minorités sexuelles et sexuées, nous essayons, avec les trans, de faire entendre notre voix et nos droits au sein de la nouvelle Marche Homosexuelle de Paris (MHP – anciennement LGP). Mais parce que la bienveillance n’est pas toujours de mise à l’égard de la bisexualité, nous sommes forcés souvent à un travail laborieux et répétitif. Nous soutenons souvent les gouines et les pédés, nous traquons les discours homophobes et les rhétoriques d’exclusion, nous acceptons de sembler invisibles au profit de tel ou tel combat gay, mais il est des fois où un retour d’ascenseur ferait plaisir.

Car voyez-vous, très chers grandes sœurs et grands frères, vous ne pouvez plus tout à fait vous masturber sur la vieille image d’Épinal d’une trahison bisexuelle. Respectez et encouragez au moins ceux d’entre nous qui ne sont plus des planqués. Nous avons à travailler encore, mais certains d’entre vous ont à regarder un peu mieux.

 


Bi’llets d’humeur – PACS la menace… – Par Babet .

Une nouvelle fois un projet visant à reconnaître l’union de personnes du même sexe est mis au placard. Depuis 1990, et le contrat de vie commune, plusieurs projets ont été proposés jusqu’à ce que le 23 octobre la commission des lois adopte la proposition sur le PACS.

Certes cette proposition soulevait un certain nombre de questions au sein même de la communauté homosexuelle (le couple homo doit-il attendre d’être reconnu à travers son institutionnalisation; faut-il refuser de singer le modèle hétéro ou au contraire demander plus en exigeant le mariage?) d’autant plus que tel qu’il était proposé il était loin d’être satisfaisant mais n’oublions pas que le droit actuel est source de discrimination et que beaucoup de situations douloureuses sont passées sous silence.

Voilà pourquoi il me semblait important de suivre de près le PACS. Ainsi le 9 octobre la proposition est discutée à l’Assemblée devant un hémicycle… vide (ou presque) et le PACS est rejeté. Le soir même un petit nombre de militants manifestent devant le siège du PS puisque les députés socialistes (à l’origine de la proposition) étaient presque tous absents. Selon moi, moins par homophobie, comme certains le pensent mais plus par péché d’orgueil, mais pourquoi avoir pensé que le PACS passerait si facilement’!

Résultats : reproposé à l’Assemblée au mois de novembre le PACS est à nouveau repoussé (cette fois à coups de Bible) pour être redébattu en 1999 et les groupes d’extrême droite sont passés au journal de 20h lors de manifestations homophobes.

Où étions-nous à ce moment-là ?

 


On y était : Collectif « Jeunes et homosexualité » – Par « Gilles 2″

Le samedi 17 novembre 1998 s’est tenue la deuxième réunion du Collectif inter-associatif « Jeunes & Homosexualité ». 1999 a été déclarée « année de la prévention du suicide ». Le suicide est la 1èrecause de mortalité chez les jeunes de 25 à 34 ans, en France la deuxième chez les 15-24 ans. S’il faut en croire les chiffres américains, 30% des suicides de jeunes seraient liés à l’homosexualité ou à la bisexualité.

C’est pourquoi le CGL lance un appel à diverses associations en vue de promouvoir une campagne d’information sur les difficultés rencontrés par les jeunes qui se découvrent des penchants homosexuels ou bisexuels et sur celles rencontrées par leur entourage.

Pour ce faire, un Collectif inter-associatif « Jeunes & Homosexualité » est en cours de création. L’un de ses objectifs est d’organiser un colloque national sur les difficultés rencontrées par les jeunes se découvrant des pulsions homosexuelles ou bisexuelles. Devraient y être abordées les questions de l’information et de l’éducation des jeunes et de leur entourage en ce qui concerne l’homosexualité et la bisexualité.
A l’issue de ce colloque serait proclamée une Charte dont les organisations signataires s’engageront sur un programme à défendre auprès des différents acteurs sociaux.

Bi’Cause a répondu « présent » à cet appel et s’engage dans ce Collectif dont on espère qu’il parviendra à concrétiser ses projets et permettra d’engager les réformes nécessaires pour le mieux-être des jeunes homosexuels, lesbiennes et bisexuel(le)s.


Interview – José, barman du « Transfert » – Propos recueillis pas Sébastien Gruchet le 8/11/1998

 

Le TRANSFERT, l’un des plus anciens bars gay-cuir de la capitale, organise depuis quelques mois des soirées « HARD BI » et lance désormais des après-midi du même nom avec les Maudites Femelles*.

Nous avons rencontré José, barman du lieu et qui est à l’initiative de ces événements.

José, peux-tu nous dire en quelques mots ce qu’est un bar « cuir » ?

Pour moi, un bar « cuir » est un bar où les mecs peuvent vivre leur sexualité à fond, où ils peuvent vivre leurs fantasmes hard quels qu’ils soient.
C’est un lieu qui doit être convivial. Mes clients sont tous branchés par le sexe hard. Ils viennent tous là pour la même chose. Alors il faut que les mecs soient à l’aise. Et que chacun soit libre, se sente libre.
Pour moi c’est un espace où on peut être libre de vivre sa sexualité sans en avoir honte, sans être gêné par les regards des gays qui ne sont pas branchés « hard », où on ne juge personne.

Pourquoi as-tu souhaité organiser des rencontres mixtes ?

D’une part parce qu’il n’y en a pas beaucoup. Et d’autre part, parce que j’aime les mélanges.
C’est bien de mélanger les femmes, les hommes, les bis, les pédés, les lesbiennes, les hétéros, qui ont tous en commun une sexualité « hard ».
Ça manque sur Paris. Les gays sont trop intolérants. Il y a des endroits hétéros hard, des endroits pédés hard, (lesbiennes hard je ne crois pas), mais pas d’endroit où les gens peuvent se retrouver d’une façon sympa (sic).

Le KELLER organise, lui aussi des après-midi mixtes avec les maudites femelles, mais sans leur attribuer de caractère bisexuel. Pourquoi cette distinction ?

J’adore ce bar car il correspond à l’idée que je me fais d’un lieu hard.
J’ai donc pris exemple sur le KELLER, mais en y ajoutant ma touche personnelle. Mon idée, comme je l’ai dit précédemment, c’est de mélanger.
Ce n’est pas non plus que bi. Le but du jeu, c’est de mélanger toutes
les sexualités et en même temps de donner un espace aux bis hard qui n’ont pas d’espace à eux. En même temps, cloisonner en mettant des bis avec des bis, des gouines avec des gouines, des pédés avec des pédés, c’est un peu dépassé. Ce serait bien que tout le monde se mélange.

Les hommes qui fréquentent le TRANSFERT pendant les rencontres bisexuelles sont-ils différents de ta clientèle habituelle ?

Il y a les deux. Je pars du principe, encore une fois, de mon histoire de mélange. Dans mes soirées, il a des pédés (donc mes clients habituels), ensuite, il y a les hétéros qui sont des inconnus, une clientèle différente, et c’est bien. Ça met du sang neuf. Ce n’est pas du tout la même mentalité. Et les soirées bi, elles n’ont pas la même couleur que les autres. Ce n’est pas la même ambiance.

Comment réagit la population gay à la présence de femmes dans ton établissement ?

Très très mal. Il y a une soirée mixte par mois et pour les pédés, c’est une insulte. Le gros reproche qu’on m’a fait, c’est d’avoir fait rentrer des femmes au TRANSFERT. C’est comme si j’avais violé une loi.
Les mecs réagissent très mal au début, mais après en fait, ils s’y font.
Le problème c’est qu’ils gueulent trop. Ca fait trop de bruit dans le milieu pédé et ça fait du tort au TRANSFERT donc je suis obligé d’arrêter les nuits bi du TRANSFERT et de les transformer en après-midi, ce qui me désole beaucoup, mais j’y suis obligé. Il y a trop de problèmes, trop de courriers, de coups de téléphone, de protestations, et trop de bruits qui courent comme quoi les femmes seraient au TRANSFERT tous les soirs.
Non seulement les gays sont intolérants, mais en plus ils sont coincés. D’ailleurs, j’ai remarqué que certaines femmes avaient plus de couilles que la plupart des gays soit disant « hard »!

Te sens-tu concerné personnellement par la bisexualité, et de quelle manière ?

Moi, je suis pédé à 99%. Le 1% qui reste, c’est du vice. Je suis bi par vice. Il y a des hétéros qui de temps en temps se tape un mec pour le vice, moi de temps en temps, je me tape une bonne femme pour la même raison. Mais c’est relativement espacé et je suis quand même pédé à fond. Ceci dit, j’aime beaucoup les bis. Je ne sais pas pourquoi. Ils ont une mentalité différente que les gays et les hétéros.

*LES MAUDITES FEMELLES: Associations de femmes lesbiennes, bisexuelles et hétérosexuelles adeptes des pratiques fétichistes et sadomasochistes.

 


Fonds bicausiens :

Une hypothèse parmi d’autres – Par Clô

L’humain est complexe, le définir ne ferait que le réduire. Ainsi, on ne peut cerner un individu en ne parlant QUE de son rôle social (profession) ou QUE de sa place dans la famille (fils de…, mère de…) ou QUE de son genre (féminin/masculin). En fait, l’identité d’un individu devrait être une synthèse harmonieuse des différentes facettes le composant.

Tout être humain a, constitutionnellement, biologiquement, des traits masculins et féminins. En effet, si le sexe « génétique » se trouve déterminé dès la fécondation, la réalisation de l’appareil génital s’effectue par étapes successives dont la première est la mise en place d’ébauches IDENTIQUES dans l’un et l’autre sexe et ce, jusqu’à la 7ème semaine de la vie fœtale. Ce référend commun indifférencié sert de base et se retrouve à chacune des étapes qui conduisent à la sexualité « adulte ». Donc, l’individu achevé n’est pas une organisation inscrite d’emblée mais une suite de processus de RE-organisation. Les composantes morphologiques, physiologiques et psychologiques de l’être humain ont leurs racines dans ce creuset biologique puis sont soumises aux influences diverses de l’environnement. La personnalité d’un sujet puise ses origines dans l’organisme et trouve son épanouissement dans la Société c’est-à-dire dans les interactions qui ont lieu entre individu et milieu. Chaque individu s’inscrit dans une lignée familiale et dans un groupe d’appartenance qui ont chacun leur code, leurs « normes », leurs règles. Dès sa naissance, l’enfant subit les contraintes, l’influence de ces « normes de groupe », sans en avoir conscience.

Il en va pour la sexualité comme pour tous les comportements ; la Société y interfère en imposant des répressions, des interdits et aussi des modèles présentés comme seuls valables pour le groupe et sa survie. L’Humain occidental pris dans un modèle « judéo-chrétien » érigeant le couple hétérosexuel comme idéal, refoule toute autre hypothèse affective. Ce n’est qu’au prix d’un retour sur soi-même, d’une conscientalisation qu’il peut redécouvrir en lui, des composantes jusqu’alors insoupçonnées ; pour celui qui a gardé de fortes séquelles de l’ambisexualité originelle, il sera possible de s’approprier une réelle identité bisexuelle.

Que sont devenues les amours primitives ? – Par Clô.

L’Amour, tel qu’on le parle et qu’on le vit dans la culture occidentale, à la différence de l’amour codifié dans d’autres cultures, a franchi les grandes étapes d’une évolution historique et s’est stratifié dans le psychisme occidental.

A la base, était l’instinct sexuel, fonction de l’espèce, poussant nos ancêtres préhistoriques à se reproduire en nombre, car les conditions de vie (prédateurs, climat, maladies, famines…) décimaient les plus faibles.

A mesure que la Civilisation progressait, les dangers extérieurs diminuaient.

Le développement humain a été caractérisé par des répressions de l’instinct sexuel sans cesse accrues. Particulièrement, la mise en place d’une société « judéo-chrétienne » a abouti à la désorganisation et à la répression de la génitalité : la valorisation dans cette société des sentiments moraux et religieux, a exacerbé la réflexion et la prise de conscience des individus sur leurs conduites naturelles, leur demandant une sorte d’autorégulation, de contrôle.

Il n’est probablement pas une socialisation, si heureuse, si utile qu’on le veuille, qui n’ait gâté et corrompu quelque chose.? (F. Paulhan) Ce frein des instincts a entraîné frustration, inhibition, dévalorisation, culpabilité et angoisses en détournant la pulsion de son but premier. Par ailleurs, plus la Société se structurait, plus les dangers pour le Citoyen libre ont augmenté; les guerres impérialistes et les luttes des classes présentent autant de dangers que les menaces des temps primitifs. Pour écarter les angoisses consécutives à des menaces réelles (extérieures) qui n’ont plus lieu d’être, les individus se sont trouvés dans l’obligation d’inhiber leurs pulsions. Ces instincts sont tenus en échec par des normes et préjugés sociaux; toute enfreinte aux normes constitue un danger et risque d’entraîner un « châtiment »: l’homosexualité fut longtemps punie par la loi.

Dans la mesure même où la peur d’agressions extérieures est minimisée mais où le « regard social » pèse plus, la charge émotionnelle s’accroît (les angoisses augmentent à cause des interdits intériorisés); l’intrépide satisfait ses désirs en courant le risque d’un ostracisme social (exemple de certains groupes homosexuels).

Les animaux caractérisés par une organisation sociale moins poussée que la nôtre, connaissent l’angoisse face à un danger réel, mais semblent ignorer la charge de l’énergie émotionnelle et libidinale.

L’ennui secrété par les formes actuelles de civilisation, amènera nécessairement une rébellion et un retour des puissances affectives.

La morale « bourgeoise » ou « judéo-chrétienne » est en pleine décadence, ses tabous ne tiennent plus.

Entre trop d’interdits et trop de libéralisme, il nous revient d’aménager un nouvel espace affectif, de rechercher de nouveaux symboles, de nouvelles façons de se manifester, de s’exprimer, de se réaliser.

Certains prônent un retour aux valeurs strictes du mariage face au fléau du SIDA.

D’autres, encore frileux, amorcent une ouverture et c’est là que les bisexuels ont un rôle à jouer. Dans ce contexte, être BI n’est pas une dérive des sentiments mais une autre dimension jusqu’alors inexplorée où tout reste à créer.

 


Z’art bi – Par Clôl

lecture : « Au-delà du personnel, pour une transormation politique du personnel  » Textes réunis par C. Monnet et L. Vidal, éd. : Atelier de création libertaire, 295 pages, 1998, 85 F, contact: ACL, BP 1186 – 69202 Lyon cedex 01 – Tél/Fax: 04-78-29-28-26

Cet ouvrage est une compilation d’articles et de textes, de qualités littéraires variables, mais où chacun trouvera son compte. Ainsi les femmes bi seront intéressées par les textes sur la récupération des revendications lesbiennes par la cause féministe.

Plusieurs articles nous invitent à une réflexion sur le sens du « couple » actuel, sur la notion de fidélité chez les bi, du droit à la différence en général, du respect de l’Autre en particulier…

Les militant(e)s de la cause bi trouveront également plusieurs textes de pensées ou d’interrogations politiques.

De nombreux témoignages rédigés à la première personne sont émouvants et doivent nous faire réfléchir à note futur livre bi, rédigé en français. Bonne lecture et à vos plumes.

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