La bisexualité existe. Ensemble, défendons-la !

Marche des fiertés – Défis d’expression des 20 ans#7

Annonce

Dans le cadre du défi d’expression pour les 20 ans de Bi’Cause, pour le mois de juillet nous vous proposons le thème “Marche des Fiertés : comment affirmer, montrer, revendiquer (ou non) sa bisexualité / pansexualité ? » Nous attendons vos proposition que vous voulez nous faire découvrir.

Vous retrouverez la présentation de l’événement sur la page http://bicause.fr/un-nouveau-projet-pour-2017-defis-dexpression-des-20-ans/

Les contributions seront publiées sur :

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  • le forum de la zone privée dans la rubrique défis des 20 ans

À vous de jouer.

Les contributions

 

Par Gabriel-le

 

Pourquoi je vais aux marches des fiertés…

… et que comme une seule (celle de Paris) ne suffit pas j’en fais en province et je participe aussi à la pride de nuit de Paris (j’ai retrouvé dans mes archives le tract de la marche des tordues de 2005 (déjà une pride alternative)).

  • parce que peut-être j’aime les commémorations : la montée au mur des fédérés , la révolte de stonewall me parle, est ce que cela peut remonter à la mosaïque construite dans l’école pour le bicentenaire de la révolution quand j’étais en CM2 (et donc la naïveté historique d’un gamin (je l’ai revue il y a pas longtemps)),
  • parce que lors de la première marche de Paris il y a 40 ans ils/elles étaient peu nombreux-ses,
  • parce que dans certains pays/ville on ne peut pas la faire,
  • parce que j’aime les manif, l’impression d’être avec des amis même si on ne se connaît pas, c’est une forme de communion non religieuse, de faire communauté, groupe…
  • parce que le cortège de Bi’Cause n’est à mon sentiment toujours pas assez nombreux même s’il est de taille correcte,
  • parce qu’à l’occasion j’aime soutirer des tunes à l’octroi pour l’inter-LGBT qui organise avec une équipe bénévole la marche de Paris,
  • parce que c’est une occasion de retrouver des ami.e.s voire de la famille,
  • parce que les 3 minutes de silence dans des rues remplies c’est impressionnant, presque flippant mais tellement fort,
  • parce que je n’aime pas la musique trop forte sur les camions (ah non, c’est une raison de ne pas aller à la marche… tant pis),
  • parce que ce jour là mes collègues savent que je ne suis pas disponible pour le travail,

Gabriel-le

Par Vincent-Viktoria

La Marche des Fiertés de Paris a eu lieu le 24 juin 2017. Malgré une tentative de la Préfecture, elle n’a pas été, contrairement à l’année précédente, déportée sur le début juillet. C’est heureux, car commémorer Stonewall en juillet a autant de sens que fêter Noël en janvier.

Bah, aborder ce thème dans les défis de juillet, ok, puisque c’est le mois où l’on tire le bilan « à chaud » de la Marche. Marche où il fait bon, quand on participe au cortège de Bi’Cause, affirmer et revendiquer sinon sa bi/pansexualité, au moins son engagement pour la cause…

Mais il y a 364 autres jours (365 lors des années bisex-style). Et là l’affirmation, l’ostentation sont moins évidentes, ou ne le sont pas du tout…

L’enquête biphobie, lancée en commun par Act Up-Paris, Bi’Cause, FièrEs, le MAG Jeunes LGBT et SOS homophobie, détaille assez finement les circonstances où le.la répondant.e peut ou veut montrer sa bi/pansexualité ; il est certain que cela dépend largement des circonstances, de l’environnement, des caractéristiques personnelles, par exemple de l’état de santé physique ou mentale. On peut aussi être plus explicite voire bavard.e avec son cousin de 30 ans qu’avec sa grand-mère de 90 ans… ou pas.

Souvent, on s’est demandé à Bi’Cause comment définir une image de la personne bisexuelle, sans jamais y parvenir. C’est sans doute la rançon de notre diversité : nous sommes des personnes adultes, mêlant tous les âges, toutes les identités de genre, des histoires personnelles extrêmement variées…

Il y a bien sûr le(s) badge(s) : peu de Bi’Causien.ne.s le(s) portent en permanence, mais c’est possible. Un jour nous pourrions en discuter entre nous : quel est le rapport entre l’association, sa place dans la vie de chacun.e, et la visibilisation personnelle…

Pour ce qui me concerne, j’ai davantage choisi d’affirmer mon genre que mon orientation.

Un jour, une amie, qui faisait partie du groupe de lancement de la première enquête sur la bisexualité, au sein de laquelle figurait une question sur l’existence de caractères de reconnaissance (ou non) des personnes bisexuelles, nous racontait que plus d’une fois, quand elle avait parlé de sa bisexualité, on lui avait répondu : « alors, tu t’habilles souvent en violet ? ». Ben non, parce qu’elle a horreur du violet.

Ce n’est pas mon cas, mais hormis des circonstances de Marches, d’événements publics, le violet vient comme couleur parmi d’autres… sauf peut-être sur mon sac à main !

Dernier élément me concernant : je suis un personnage public. Donc l’étendard de ma bi/pansexualité me dépasse… Pour la clandestinité en la matière, c’est raté !

L’affirmation de chacun.e dépend aussi de sa propre personnalité : suis-je plutôt extraverti.e, ou introverti.e ? Du moment que ce n’est pas « vivons heureux, vivons cachés »… respectons le choix de chacun.e, et sa capacité à se sentir à l’aise selon l’environnement. Mais parlons-en autant que nécessaire. Pour le bi’en-être, et pour l’estime de soi.

 

Autres contributions

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