La bisexualité existe. Ensemble, défendons-la !

Où vivre – Défis d’expression des 20 ans#6

Annonce

Dans le cadre du défi d’expression pour les 20 ans de Bi’Cause, pour le mois de juin nous vous proposons le thème “Où vivre sa bisexualité / pansexualité ? La bisexualité / pansexualité se rencontre où ? Dans le couple, dans la communauté, dans les saunas, à Paris, en province… »

Nous attendons vos proposition que vous voulez nous faire découvrir.

Vous retrouverez la présentation de l’événement sur la page http://bicause.fr/un-nouveau-projet-pour-2017-defis-dexpression-des-20-ans/

Les contributions seront publiées sur :

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  • le forum de la zone privée dans la rubrique défis des 20 ans

À vous de jouer.

Par Vincent-Viktoria

Chaque mot à un sens :

Vivre, d’abord ; donner un sens à sa vie, la prendre à bras-le-corps, ou encore la savourer, distiller les petits riens qui font des grandes forces, vivre et agir, vivre et ressentir, vivre… avec les autres.

Rencontre… eh bien, c’est compris dedans !

La bisexualité/pansexualité se rencontre partout, elle est omniprésente, elle est latente ou sous-jacente, mais chaque personne concernée ne la vit pas forcément. Peut-être ensemble, à deux ou plusieurs, on peut transformer une petite rencontre en grande force de vie.

Alors, où ça ?

En région, sans doute, mais hormis Toulouse et nos ami.e.s de Bi-Visible, je n’ai que de vagues notions. Parfois dans une Marche de région, un drapeau bi prouve qu’on la vit, ici et à ce moment au moins. Vu qu’il est souvent brandi par une jeune personne, je pense que cela ne se limite pas à une sortie annuelle, mais que la bi/pansexualité existe en-dehors de l’instant de visibilité.

Dans les saunas, sans doute, c’est pas mon truc, mais certains sont accueillants aux bi, donc à tout genre ; montons une liste d’adresses ! Paris et région…

Dans des bars « ouverts », qu’ils soient à dominante gaie ou lesbienne. Pas partout dans la communauté – mais là aussi, on peut recenser les endroits où, par exemple, on accueille chaleureusement notre documentation (merci à la Vénus Noire!), parce que ce sont des endroits où la bi/ pansexualité est en sécurité, donc… où on peut la vivre, à plusieurs, et envisager plus si affinités !

Et le couple ? Ah, vaste sujet.

Combien de couples hétéros ou homos se brisent quand l’un.e des partenaires veut vivre sa bisexualité, pas en cassant le couple (certain.e.s pensent même que cela peut le renforcer!), mais en articulant les relations le plus harmonieusement possible ? Ce mode de vie à deux est encore plutôt hostile, globalement, dans notre société, à la capacité de vivre son orientation – souvent, d’ailleurs, perçue par l’autre comme « déviante » ou au moins « dangereuse » pour la relation.

Ce n’est pas ma conception – d’où mon opposition viscérale au concept même de… mariage !

Le couple peut être ouvert, je parle d’expérience. Il peut même l’être en cas de vie commune, ou dans la relation privilégiée.

Reste le trouple, ou couple à trois. Pourquoi pas ? (Coline Serreau)

Dans tous les cas, le principe est le respect du.de la.des partenaire.s. Alors oui, bi/pan, nous pouvons vivre notre orientation, ou tenter de la vivre, avec toutes les vicissitudes, et aussi de surmonter à deux (trois dans le paragraphe ci-dessus) les coups durs et les chagrins.

Dans tous les cas, il faut aussi savoir apprendre des autres, à tout âge ; si on écoute, souvent, on aide, et en aidant, on s’aide soi-même.

Tiens, il y a un domaine que j’avais noté au brouillon, et que je n’ai pas abordé : il y a aussi les soirées libertines, celles qui, regroupant souvent une majorité d’hétéros, acceptent les trav’-trans, qui ne s’offusquent pas des pratiques bi/pan, fussent-elles multipartenariales. Il y a du bon et du moins bon, mais on peut aussi vivre là bas des rapports bi/pan. Parfois ces lieux n’insistent pas assez sur la prévention, alors, en avant le groupe santé de Bi’Cause, pour fêter le corps et continuer à vivre (= notre manuel de prévention)

 

Les contributions

à venir…

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