La bisexualité existe. Ensemble, défendons-la !

Play-liste personnelle autour de ma bisexualité.

Cette petite play-liste n’est pas la liste de toutes les chansons LGBT (il y en a bien trop) mais la liste partielle et partiale de celles qui m’ont marqué(e) et d’une certaines façon m’ont aidé(e) à m’assumer et devenir qui je suis.

Je dois absolument commencer par « Homosexuel » du groupe Pigalle dans l’album Pigallive.
deux punk en couple se tenant par l'épaule. L'un a un triangle sur le tee-short, le deuxieme des symobole homm/femme entre mélés.J’étais sûrement à la fin du collège et je n’étais sorti-e ni avec des filles, ni encore moins (culture presque hétéronormative) avec des garçons. Elle m’a tout de suite marqué-e et dans ce que j’appelle ma période punk, elle est la seule que j’ai mise en image/texte avec deux jeunes punks trouvés sur internet. Ce dessin affiché au mur était une sorte de coming out pour celles et ceux qui le voyaient.

Il s’est passé presque la même chose avec « Petit Pédé » de Renaud quand après des années de silence il a sorti Boucan d’enfer. Mon attirance pour les garçons ne m’était pas encore apparue au grand jour.

Puis j’ai découvert que j’étais bisexuel. Plus précisément, je l’ai verbalisé et, pour m’aider à construire mon nouveau moi à défaut de trouver une liste de chansons bisexuelles j’ai trouvé l’excellent site homozical (site disparu mais consultable à l’adresse https://web.archive.org/web/20110207200435/http://homozikal.com/). Forcément je ne me suis intéressé-e qu’aux chansons en langue française.

Et j’ai découvert Nicolas Bacchus.

  • ses discours entre deux chansons sur l’album « Balades pour enfants louches »
    sont deux magnifiques textes pour s’afficher et se faire accepter par la famille;
  • la chanson dans les saunas parle de ce que je vivais;
  • la chanson dans d‘Alain à Line pour ses jeux de mots.

En fréquentant Bi’Cause j’ai également découvert mon transgendérisme. Et quel plaisir de se promener dans les rues en écoutant la chanson « travesti » de Starmania ou « différent » de Cali.

J’avais le même effet d’invulnérabilité sur la chanson « les garçons portent du rose » de Madame Kay, « les hommes que j’aime » de La Rue Ke Ta Nous (chanson bisexuelle).

Également, une chanson, pas du tout LGBT (même pas friendly:) ), mais indispensable dans cette liste de chansons qui m’ont construit-e, a joué un grand rôle : « la découverte ou l’ignorance » de Tri Yann. Dans la chanson/texte il s’agit de se découvrir breton, de se découvrir une identité, et c’est ce qui s’est passé quand j’ai arrêté d’ignorer mon identité bisexuelle masquée par une hétérosexualité qui aurait dû être de mise.

Bien plus tard, quelques années de militantisme au compteur, je découvre deux chansons d’auteurs très connus mais pas dans ce répertoire : « vipère lubrique » de Jean Ferrat qui le temps d’une chanson se met à avoir de nombreuses pratiques sexuelles, et « La mutation » de Claude Nougaro sur l’inversion des rôles homme/femme.

Je ne citerai pas les autres chansons de mon répertoire car elles sont presque toutes sur homozical, et toutes à leur façon m’ont construit-e et fait découvrir une partie de la vie de la communauté LGBT': coming out avec « madame Suzy » de Jeanne Cherhal, le suicide avec Serge Utge Ruyo dans « chanson pour les non mâles », la dérision avec Marcel et son orchestre pour « La Boom à Cyndy », « la grande Zoa », l’histoire avec « les casses pipes » (chanson connues à la même époque que la première chanson de l’article), le sexe avec « défoncé défonce moi » de Suez, le SIDA avec « protège moi » de Placebo, la compilation « chansons interlopes », la diversité avec « y a des garçons » des Fabulous Trobadors…

Bonne écoute à vous.
Gabriel-le – 2013

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