Bi’llet + Pan’carte 2021

bi'llet + pan'carte sur fond bi et pan

Le Bi’llet + Pan’carte est une publication de Bi’Cause. Les numéros de :

Janvier

n°32 du 24 janvier 2021

Éditorial – Comment dire…

la meilleure année 2021 pour vous et vos proches !

Pourtant.

Pourtant les Front Runners de Paris viennent d’annuler l’édition 2021 de la course de la Saint Valentin qui est organisée chaque année aux Buttes Chaumont. Nous imaginons la déception des organisataires, des membres des Front Runners et des équipes qui s’y préparaient déjà.

Comment prévoir quoi que ce soit, comme événement LGBTQI + ? Comme événement sportif, culturel ? Et pendant ce temps, des amiz souffrent. Développons les liens entre nous ! Voici ce que nous avons mis sur notre site :

►Nous tirons un bilan ambivalent des restrictions de circulation pour les motifs sanitaires :

  1. d’une part, nous connaissons de nombreuz amiz qui se languissent de ne plus pouvoir assez se voir, a fortiori se toucher, se câliner ; nous savons parfaitement que certanz sont en souffrance, comme une partie de la population et la solitude, la distanciation sociale leur pèsent ;
  2. d’autre part, nous voyons au travers des connexions que des amiz éloignæs peuvent se connecter et échanger, tout particulièrement quand als résident hors d’Île-de-France (voire hors de France !) ; d’autant que les événements via Zoom (aPANro, sont un moment privilégié pour se voir (ou s’entre-apercevoir ;-).

Cela nous inciterait, tout en tentant de développer des contacts plus réguliers avec, a minima les membres qui vivent en région, à rechercher des formules mixtes quand les conditions seront redevenues à peu près normales.

►Parmi les secteurs « sinistrés » – alors qu’il devrait au contraire contribuer à nous redonner le moral – le domaine de la culture vivante est pourtant essentiel à notre quotidien, sert à nous faire vibrer, permet de nous retrouver, de tendre ensemble vers du mieux et du beau. Notre ami Jann Halexander, parmi d’autres, porte avec enthousiasme cette dynamique, et nous sommes impatienz de lui rendre la pareille.

►Entre-temps, nous devons, à Bi’ Cause, rester fidèles à nos principes d’accueil et d’aides. Si vous nous lisez en ce moment, si vous allez mal, si vous avez besoin de parler, si vous avez besoin qu’on vous parle, nous le disons aussi nettement que fin mars 2020 : nous sommes là pour vous répondre, pour dialoguer. Dans l’attente de pouvoir vous (re)voir.

►Et puis, profitons-en pour ouvrir la porte aux bonnes idées : un soir, la suggestion a été émise de recenser les jeux de société LGBTQI+ et de programmer, dès que le contexte le permettra, des parties ludiques, prétextes aux retrouvailles dans notre maison commune du Centre LGBTQI+. Alors, bi’envenue à vos suggestions, et pan’dant qu’on y est, plus il y en aura, mieux ce sera.

voir aussi le calendrier prévisionnel annuel et le tableau de présentation http://bicause.fr/a-propos-du-calendrier-2021/

Février

Flash du 7 février 2021

Flash du 21 février

Mars

Flash du 6 mars

n°33 du 15 mars

Édito

Alors, va-t-on vers des beaux jours ?

Bon, les conversations roulent sur la pandémie, les mesures, ce qu’il faudrait faire, absolument, ou peut-être bien, ou encore surtout pas.

Pendant ce temps il faut que Bi’Cause continue, programme ses événements, et fasse contre fortune incertaine bon cœur.

Tiens, au hasard :

  •  les brunchs en présentiel au Centre LGBTQI+ de Paris -IdF… tant qu’il ouvre ;
  •  l’assemblée générale de l’association le 11 avril, pour partie au Centre… s’il peut ouvrir ;
  •  le court-métrage en chantier pour la journée de visibilité pan le 24 mai… pour autant qu’on puisse filmer en extérieur.

Et donc, avec un parfait optimisme, on se met en situation d’un sans-faute, pour se voir, vous et nous… le plus tôt possible, sans faute !

Alors, nous nous adressons aux amiz qui seraient intéressæs à donner un coup de main – ce qu’on appelle classiquement du bénévolat, même ponctuel.

Et voici ce qui circule déjà sur nos réseaux sociaux :

« Nos thèmes fondamentaux bi, pan et plus, et nos valeurs sont aisément trouvables sur notre site, et peut-être avez-vous déjà participé à tel événement en présentiel ou via internet.

Nous préparons notre assemblée générale prévue le 11 avril (sous réserve des conditions sanitaires). Notre porte est ouverte à toute aide, et l’adhésion est possible à partir d’un euro dans le cadre du tarif solidaire. Et nous sommes bien sûr disponibles pour tout échange ou éclaircissement. »

Qu’en pensez-vous ? Bingo ?…
Alors, peut-être à bientôt.

Avril

n°34 du 21 avril

Édito Vrais enjeux et faux débats
Il y a les vrais enjeux : en tant que LGBTQI+, nous subissons une marginalisation, un rejet (pluri)séculaire de la part de la société hétéro-cis-patriarcale. Nous ne sommes pas les seules personnes à y être soumises, d’autres le sont socialement, du fait leur origine ethnique réelle ou supposée, par la façon dont on traite les individus qui vivent avec un handicap, par l’âge, etc. Et certans parmi nous cumulent…

Le traitement inégalitaire, inférieur dans ces cas est répréhensible, parce que les discriminations existent, la loi le reconnaît et le combat.

Alors, oui, Bi’Cause le dit : prendre conscience du caractère collectif d’une ou plusieurs de ces inégalités, vouloir et pouvoir (en) parler, vouloir devenir une force collective, c’est un droit, dût-il passer à certains moments par la non-mixité des réunions.

Bi’Cause se doit d’être une association ouverte, inclusive, et même mieux, elle est intéressée par la richesse des diversités, qui doivent pouvoir s’y retrouver, s’y exprimer. Ainsi les membres pour qui c’est le moins facile doivent pouvoir parler en priorité. Et même, honte à nous, nous accueillons même des membres qui ne se disent ni bi ni pan, ne se définissent pas, voire, horreur, sont hétéro. La belle affaire !

Tout ce qui met en place ce fonctionnement adapté, articulé, est bon à prendre, et est conforme à nos règles de vie. Alors, nous récusons les accusations d’attitudes « non-républicaines », islamo-je-ne-sais-quoi ; nous
contestons les pactes qui aujourd’hui mettraient hors la loi un syndicat dont le fondement est la non-discrimination, et demain nous tomberaient sur le poil parce que nous appelons à participer à des ApéroTrans en non-mixité (c’est-à-dire non ouverts à des personnes cisgenres, voyeures, condescendantes ou belles parleuses) – ou parce que nous invitons les membres concernés à participer à des groupes de parole pour les hommes ayant été victimes d’agressions sexuelles venant d’autres hommes… Ces diatribes sont des combats douteux, portés par une idéologie répressive que nous refusons.

Alors, entre nous, dans le mouvement LGBTQI+, évitons les faux débats. Pendant que nous nous empêtrons dans leurs fatras, les vrais homophobes, les réactionnaires (ceux qui veulent réagir contre les avancées de société que nous revendiquons) gagnent du terrain.

Et les personnes les plus fragilisées, qui sont confrontées aux difficultés sociales, victimes de LGBTphobies, femmes cis ou trans, racisées, méprisées du fait de leur neuroatypie, elles en prennent plein la g… Surtout en cette période de pandémie, alors que des « faiseurs d’opinion » d’extrême droite et de droite extrême, marchands de haine, sévissent à longueur de
colonnes et d’antennes.

Réagissons. Convergeons. Ensemble.

Mai

Flash du 6 mai

Flash du 14 mai

Juin

n°35 du 10 juin

édito : Il y a des actes que l’on ne peut garder plus longtemps sous silence.

Le 24 mai dernier, lors de la journée de la visibilité pan, Bi’Cause et Inter-LGBT ont organisé sur Zoom l’avant première du film « PAN : pas une mode ! » réalisé par Dylan El Kara.

2’30″ après le lancement du film, un groupe de personnes s’est connecté sur la visio pour procéder à une attaque multiforme à caractère pornographique (film, graffitis, conversation).

L’intrusion s’est produit au moment où était mise en scène une discussion d’un couple de femmes. C’est à ce moment précis qu’est apparu sur les écrans de chacun·e·s une séquence de pénétration vaginale. Coïncidence ?…

Comme ci cela ne suffisait pas, le dessin d’un pénis a été réalisé sur le visage des deux actrices du film au même moment.

Il nous semble évident que l’hypersexualisation des couples de femmes est présente dans ces actes malveillants.

Cela n’est pas la première fois que Bi’Cause est victime d’une attaque de ce genre – victime d’intrus, voyeurs ou bavards, cherchant à importuner -, notamment lors d’événements via son salon Discord, ou par des connexions restant masquées au cours d’un apéro via Zoom.

Toutefois cette attaque, réalisée par une série de 5 connexions simultanées, a tranché par son systématisme et sa violence.

Nous dénonçons alors le caractère lesbophobe et bi/panphobe de ce piratage qui a choqué la plupart des personnes connectées, adhérentes de nos associations, ou non, et notamment les plus jeunes.

Cet événement nous oblige à modérer la totalité de nos interventions 2.0 futures en filtrant les personnes connectées par une demande de connexion.

Nous ne nous laisserons pas faire. Nous sommes plus que jamais déterminé·e·s à combattre ces actes de délinquance insupportables.
N’oublions pas que les LGBTIphobies tuent encore de nos jours.

Flash du 24 juin

Juillet

n°36 du 9 juillet 2021

édito : Une pétition pour développer nos émojis LGBTQI+

C’est quoi un émoji ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Émoji
Parmi les émojis figurent des drapeaux. Aujourd’hui, on compte une douzaine de drapeaux de fiertés LGBT+ mais seuls le drapeau arc-en-ciel (rainbow flag) et le drapeau trans sont disponibles en emojis sur les smartphones et les réseaux sociaux. Les drapeaux bi, pan… permettraient à ces communautés d’être davantage visibles et reconnues.
Un groupe international a émergé avec la volonté de travailler sur le développement et la diversité d’emojis de fiertés LGBT+. Il a lancé une pétition mettant en avant ces revendications et développe sur la communication sur les réseaux sociaux.
Pour avoir nos propres émojis bi et pan, Bi’Cause est partie prenante de la campagne de pétitions pour ce projet, et l’inter LGBT, sur proposition de sa délégation bi pan et plus, vient d’en faire de même.
Alors, pourquoi pas vous?
Lien pour la pétition : https://www.change.org/p/pride-flag-emojis
Suivez aussi les réseaux sociaux de More Pride Emojis.

Août

Flash du 5 août

Septembre

n°37 du 8 septembre 2021

Édito : Bi’Cause et « l’internationale Bi+ »
Le 11 juillet, notre co-présidente participait à la rencontre mondiale Bi+, initiée par des amiz
des Pays-Bas (Bi+ World Meetup). Échanges passionnants, dont elle nous parlera en Bi’Causerie lundi 13 septembre (voir ci-dessous).
10 jours après, ce sera, le jeudi 23/09, l’événement que toute la communauté internationale
(enfin, presque) attend, le Bi+Visibilité Day, la Journée Internationale de la Bisexualité et sa Visibilité Bi+.
Nous en profiterons – en commun, les ActupienNEs, Bi’Cause, FièrEs, le MAG Jeunes LGBT+
et SOS homophobie – pour vous présenter si possible le rapport d’enquête sur la biphobie et la panphobie, à défaut ses éléments essentiels ; ce document sera sans doute fondamental ensuite
pour développer la connaissance la plus large de cette discrimination trop ignorée.
Rendez-vous jeudi 23 dès 19h à l’espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan Paris 2 e .
Et 3 jours après, dimanche 26, se déroulera le rassemblement que le pavé parisien attend…
place Edmond Michelet Paris 4 e (sous réserve de validation par la préfecture) dès 15h.
En attente de confirmation :
– Bénédiction par les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence,
– Prises de parole et soutiens,
– Quelques 20 associations co-organisatrices,
– Animation Batucada,
– et… très peu de pluie…
Nous ferons aussi l’information sur les événements qui se déroulent en région.
Parce que la cause Bi, Pan et +, elle va du local à l’international et au global, si si !

Flash du 21 septembre

Octobre

Flash du 17 octobre

Novembre

Flash du 4 novembre

N°39 du 16 novembre 2021

Samedi 20 novembre : Contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux minorités de genre, aux personnes trans et intersexes.


Quel est le système qui entretient une domination qui tue des femmes, les violente, les harcèle ?
Qui fait perdurer depuis des décennies une culture d’agressions sexuelles envers des adolescenz (=adolescent·e·s) et des enfants, notamment par personnes dépositaires d’autorité légale, morale, parfois parentale ?
Qui assassine des travailleuses du sexe, spécialement quand ce sont des personnes trans – méprisées, marginalisées, laissées sans protection ?
Qui continue à mutiler des enfants intersexes, à leur imposer des thérapies de conversion dans une conformité de genre qui n’est pas la leur ?…
C’est le système qui sévit encore trop dans notre pays.
C’est le système dont se réclament certains bateleurs médiatiques, qui en fait s’esclaffer d’autres, cherchant à briller en rabaissant les meufs (ou gonzesses), les trans, les pédés, les gouines, celles et ceux qui sont différenz (=différent·e·s).
Dont les lointains cousins sont les nouveaux maîtres de ce pays à feu et à sang depuis plus de 30 ans et que retombe dans obscurantisme, les anciens boss de ce pays « démocratique » où l’on attaque le palais présidentiel, où l’encore maître de cette immense contrée, ancien militaire, dont la nullité a laissé le virus ravager des centaines de milliers de vies. Ou cet autocrate qui au nom de prétendues racines, criminalise la « propagande » LGBT ».
Arrêtons là la liste, elle serait trop longue.
C’est le système de la domination masculine la plus crasse, hétéronormée, anti-transgenre, sexiste.
Le système hétéro-cis-sexiste.
Celui qui, contre lui, cimente les convergences, au-delà des aspects tactiques, ponctuels.
Bi’Cause le dénonce dans son Manifeste, Bi Pan et +.
Elle y oppose son enthousiasme, sa jeunesse (24 ans, presque un quart de siècle), son ouverture, sa volonté d’aller de l’avant. Elle contribue à une société qui élargit les perspectives en matière d’orientation sexuelle/affective, d’identité de genre, qui respecte les personnes intersexes, à un mouvement collectif qui met en valeur l’identité de chacan (=chacun·e) et son droit à l’autodétermination.
Elle met en avant ses exigences y compris internes, en matière de règles de vie, de respect absolu de l’autre – ce sera son thème de l’assemblée décisionnelle des membres lundi13 décembre – rejoignez-nous !
Bi’Cause soutient toutes les mobilisations de ce mois gris et frais, contre les violences intersexophobes (le 8 novembre), contre les violences anti-trans (le 20 novembre, jour du TDoR), contre les violences faites aux femmes et aux enfants (du 20 au 27).
Bi’Cause a été et sera présente au maximum d’événements sur ces sujets.
Elle vous invite à en faire de même.

Flash du 30 novembre

Décembre

N°40 du 14 décembre 2021

Sortons les drapeaux Bi, Pan et + ! Samedi 18 décembre Notre pays s’appelle solidarité !

« Nous n’allons pas combattre le racisme par le racisme, mais grâce à la solidarité. »

(Fred Hampton, Black Panthers Party – mai 1969)

Notre pays n’a ni carte, ni limites. Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.
Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis. Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.
Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever. Vivre.
Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.
Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale (…)
Nous appelons notre pays à se lever en masse, s’organiser et lutter pour la solidarité et
contre le racisme.

  • en multipliant les initiatives de toutes sortes,
  • dans toutes les villes et les villages en manifestant ensemble le même jour le samedi18 décembre à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s,
  • à Paris pour une manifestation nationale au mois de mars à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme.


Appel intégral des 292 organisations de toutes régions et carte des mobilisations (dont
Annecy, Lyon, Clermont-Ferrand, Metz, Paris, Rouen, Toulouse…) https://antiracisme-
solidarite.org/

Paris : rendez-vous 15h place de la Concorde.

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